Niveau 1 · Premiers pas
Le saignement abondant
Ta main sur la plaie, et rien d'autre. Le geste le plus simple du secourisme est aussi celui qu'on lâche le plus vite.
Fiche à imprimer
Le saignement abondant : appuyer, et ne plus lâcher
Cinq règles, tirées du référentiel « Les Gestes qui Sauvent » du ministère de l'Intérieur et du guide des gestes qui sauvent de la Croix-Rouge française.
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Comprime directement la plaie
La compression directe, avec la main, de la plaie qui saigne est la technique la plus simple et la plus efficace pour arrêter un saignement. Tout saignement abondant demande une action immédiate, rapide et efficace.
Les Gestes qui Sauvent, référentiel national de la formation citoyenne · Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC), ministère de l'Intérieur · www.interieur.gouv.fr - 2
Protège tes mains, ou fais-la comprimer
Évite si possible tout contact avec le sang de la victime : demande-lui de comprimer elle-même sa blessure. Sinon, exerce une pression directement sur la plaie avec tes mains protégées, par des gants jetables, un sac plastique ou un linge. Et lave-toi les mains après.
L'hémorragie · Croix-Rouge française · www.croix-rouge.fr - 3
Allonge-la, et alerte
Allonge la victime en position horizontale. Demande à une personne présente d'alerter les secours, ou fais-le toi-même si tu es seul : 15, 18 ou 112.
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Ne relâche jamais pour regarder
Si la plaie continue de saigner, comprime-la encore plus fermement. Poursuis la compression sur la plaie jusqu'à l'arrivée des secours.
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Le tampon relais, et le garrot en dernier
Si tu dois te libérer, applique un tampon relais propre qui recouvre complètement la plaie. S'il ne suffit pas, pose un second tampon sur le premier ; en cas d'échec, reprends la compression manuelle. Le garrot, lui, n'est indiqué que lorsque la compression directe est inefficace ou impossible.
Recommandations relatives aux premiers secours, fiches publiées · Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC), ministère de l'Intérieur · www.interieur.gouv.fr
Cette fiche entraîne. Elle ne remplace ni une formation certifiante, ni un avis médical. En situation réelle : 15 ou 112.
Sources vérifiées le 27 juillet 2026 · https://avantlessecours.odersa.org/cas/le-saignement-abondant.html · contenus sous licence CC BY 4.0.
Le déroulé écrit, scène par scène
Ce déroulé contient les réponses. Il est là pour lire la situation sans la jouer, pour l’imprimer, et pour que la page reste utile sans JavaScript.
Scène 1 · Ouverture
21 h 30, le garage de ton beau-frère. Il finit de découper une plaque de tôle, tu ranges les outils derrière lui.
Un bruit sec, un jurement. Il s'assoit par terre contre l'établi et serre son avant-bras. Entre ses doigts, ça coule sans s'arrêter.
Scène 2 · Le premier geste
Le sang ne suinte pas : il coule de façon continue. Il y a une boîte de chiffons propres sur l'établi, à un mètre.
Il est conscient, il te parle, il a peur.
Qu'est-ce que tu fais ?
- Geste juste : Je protège mes mains, je prends un chiffon propre et j'appuie directement sur la plaie.
La compression directe, avec la main : C'est la technique la plus simple et la plus efficace pour arrêter un saignement. Évite le contact avec le sang : gants jetables, sac plastique ou linge. Tu peux aussi lui demander de comprimer lui-même sa blessure. - Piège : Je serre ma ceinture au-dessus de la plaie pour couper l'arrivée du sang.
Le garrot n'est pas le premier geste : Le garrot est indiqué lorsque la compression directe est inefficace ou impossible. Ici, tu n'as même pas essayé d'appuyer. Une ceinture mal posée ne comprime rien et fait perdre les secondes qui compteraient vraiment. - Piège : Je cours chercher la trousse de secours dans la maison.
Pendant ce temps, personne ne comprime : Tu n'as besoin de rien d'autre que de ta main et d'un linge, et le linge est à un mètre de toi. Une trousse dans une autre pièce, c'est une plaie laissée ouverte pendant trente secondes.
Scène 3 · Il devient blanc
Ta main est en place et ça a nettement diminué. Mais il devient gris, il dit qu'il a chaud, sa voix change.
Tu fais quoi ?
- Geste juste : Je l'allonge à l'horizontale, sans lâcher la compression.
Allongé, et la main reste où elle est : Allonge la victime en position horizontale. Tout se fait sans jamais interrompre la compression : c'est elle qui tient le saignement, pas la position. - Piège : Je soulève le chiffon pour vérifier si ça saigne encore.
Tu viens de rouvrir la plaie : Si la plaie continue de saigner, on comprime ENCORE PLUS fermement, et on poursuit la compression jusqu'à l'arrivée des secours. Regarder, c'est relâcher. - Vanne : Je lui demande s'il est à jour de son vaccin contre le tétanos.
Excellente question. Dans deux heures. : L'hôpital la posera, et il aura tout le temps d'y réfléchir sur le trajet. Toi, tu as une main occupée et une phrase à dire au téléphone.
Scène 4 · Alerter sans lâcher
Le régulateur : « Samu, j'écoute. »
Minuteur : 35 secondes.
Tu es seul avec lui, une main sur la plaie. Tu dis quoi ?
- Geste juste : « 12 chemin des Sablons à Varennes, le garage au fond de la cour. Un homme de 40 ans, plaie de l'avant-bras qui saigne beaucoup, je comprime, il devient pâle. »
Le lieu, la nature, l'état, ce que tu fais : Le haut-parleur ou l'épaule contre l'oreille : tout sauf lâcher. La localisation précise, la nature du problème, l'état de la victime et les premières mesures prises. - Piège : Je lâche la plaie deux secondes pour composer plus facilement.
Deux secondes suffisent pour tout reperdre : Si tu dois te libérer, par exemple pour aller donner l'alerte, applique un tampon relais qui remplace ta compression manuelle. On ne relâche jamais dans le vide. - Piège : « Il s'est coupé au garage, on arrive aux urgences dans dix minutes, je préviens juste. »
Tu ne peux pas conduire et comprimer : Une hémorragie qui coule en continu est une urgence qui vient à toi, pas l'inverse. Et on ne raccroche pas avant que l'interlocuteur le demande.
Scène 5 · Tenir
Le régulateur te dit de ne pas bouger et de le rappeler si l'état change. Six minutes annoncées.
Ton bras commence à trembler.
Tu tiens six minutes. Comment ?
- Geste juste : Je garde la compression, et si je dois libérer une main je pose un tampon relais par-dessus.
Poursuivre jusqu'à l'arrivée des secours : Le tissu posé à la place de la main doit être propre et recouvrir complètement la plaie. Si le tampon relais n'arrête pas totalement le saignement, on en pose un second par-dessus le premier. En cas d'échec, on reprend la compression manuelle. - Piège : Je desserre un peu, le temps que mon bras se repose.
Desserrer, c'est recommencer à zéro : La compression se poursuit sur la plaie jusqu'à l'arrivée des secours. Si ton bras fatigue, change de main sans relâcher, appuie avec le poids de ton corps, ou pose un tampon relais. - Piège : Je vais ouvrir le portail pour qu'ils entrent plus vite.
Le portail attendra, la plaie non : Tu leur as donné l'adresse et le chemin : ils trouveront. Si tu dois vraiment te libérer, pose d'abord un tampon relais pour remplacer ta compression manuelle.
Scène 6 · Les secours
Du bleu passe sous la porte du garage. Deux sapeurs-pompiers entrent, un troisième reste dehors.
Quelqu'un te dit de ne pas bouger encore, met ses gants, puis pose sa main à côté de la tienne avant que tu retires la tienne.
Tu n'as rien fait de compliqué. Tu as appuyé, tu ne l'as pas lâché, et tu as parlé au téléphone en même temps. Après, tu iras te laver les mains.